Cap sur le tourisme responsable
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Vecteur d’échanges et de partage, le tourisme est le premier secteur d’activité dans le monde. Mais face à la saturation de certaines destinations et à la pollution engendrée par le transport aérien, peut-on le responsabiliser ? 
Forum Mondial

Animé par Sandrine Mercier, rédactrice en chef d’Aller/retour Magazine voyageur, en partenariat avec l’association Agir pour un tourisme responsable et en présence de son président, Vincent Fonvieille, le débat autour du « tourisme durable, passeport de paix » a d’abord rappelé que le tourisme a davantage besoin de la paix que l’inverse. Jean-Marc Mignon, président de l’Organisation international du tourisme social et membre du Comité mondial d’éthique, a mis en parallèle le Liban de la fin des années 80, où la guerre avait tué le tourisme, et la Colombie, qui avec ses accords de paix a retrouvé sa capacité à accueillir des touristes. « C’est même devenu un pays très tendance », explique-t-il.

Le tourisme, source d’économie ou de conflit ?

Si le tourisme génère une économie importante qui permet à des pays de sortir de la pauvreté, comme cela a pu être le cas au Mali ou en Mauritanie, il y a des formes de tourisme à prohiber. "Un hôtel construit dans un lieu où il y a des problèmes d’accès à l’eau peut être source de conflit avec la population locale", souligne Vincent Fonvieille. Mais le tourisme s’avère positif dès lors qu’il apporte autant à chaque partie. "Une étude montre que dans les pays en développement, les jeunes travaillant dans le tourisme ne sont pas attirés par des groupes radicaux car ils gagnent leur vie, tout simplement."  "Il y a un fondamental, c’est le respect des employés et de la population locale", rappelle Julien Buot, secrétaire général d’Acteur du tourisme durable. "Sachant qu’il y a de plus en plus de gens qui voyagent à travers le monde, une attention accrue doit aussi être apportée au développement durable. "

Bon à savoir

Le site du Quai d’Orsay propose des conseils aux voyageurs avec des zones de vigilance en fonction de la stabilité du pays, allant du vert (vigilance normale) au rouge (formellement déconseillé), en passant par le jaune (vigilance renforcée) et l’orange (déconseillé sauf impératif).

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