L'association Coexister
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En août prochain, quatre jeunes de confessions différentes s’élanceront pour un tour du monde des bonnes pratiques d’entente interreligieuse. Ils seront de retour dans un an et viendront en rendre compte au prochain forum Normandie Pour la Paix. 
Forum Mondial

En 2009, alors que l'opération « Plomb durci » se déroule dans la bande de Gaza, des affrontements ont lieu entre deux cortèges de manifestants pro-palestiniens et pro-israéliens gare du Nord, à Paris. La paroisse, la synagogue et la mosquée du quartier appellent à un rassemblement de prière collective pour apaiser les tensions. À l’issue de celle-ci, un jeune chrétien de 16 ans, Samuel Grzybowski, décide de créer l’association « Coexister » : un groupe de dialogue interreligieux destiné aux jeunes. Aujourd’hui, elle compte 2 500 adhérents en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne et au Royaume-Uni. Au terme d’interreligieux s’est substitué le principe « d’interconvictionnalité ». 

« Construire une société grâce à nos différences » 

« Coexister rassemble des croyants et non croyants, des humanistes, des athées et des agnostiques, explique Floraine Jullian, membre active de l’association. Nous avons des convictions, des opinions ou des croyances différentes et c’est justement sur ces différences et non malgré elles que se construit la cohésion sociale. » Le 1er août prochain, Floraine décollera de Paris pour Kiev, première étape d’un tour du monde de huit mois sur les cinq continents, en quête des bonnes initiatives interreligieuses et interconvictionnelles. L’étudiante en sciences politiques de Toulouse, de confession juive, réalisera cet « Interfaith Tour » avec trois autres jeunes : Adèle l’agnostique, Abderrahim le musulman et Vincent le catholique. 

Des étudiants musulmans reconstruisent une église

Sac au dos et caméra au poing, ils vont rencontrer des acteurs de paix dans 25 pays, recenser et documenter les projets les plus inspirants. Floraine cite « ce pasteur du Ghana qui rassemble les croyances autour de la question de l’écologie et de la gestion des ressources ». Ou encore « ces étudiants musulmans au Liban qui ont reconstruit une église détruite par la guerre civile pour faire revenir la communauté chrétienne ». Née d’un père catholique et d’une mère juive, Floraine est convaincue que « pour sortir des conflits et préserver la paix, il faut d’abord apprendre à se comprendre mutuellement ». Au retour de leur tour du monde en avril 2020, les quatre jeunes  iront porter la bonne parole dans les écoles et reviendront raconter leurs aventures au forum mondial Normandie Pour la Paix.  

L'association Coexister est présente sur le village du forum mondial Normandie pour la Paix. 

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